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Ancrer sa décision de la bonne façon

Kevin Chassangre
Par Kevin Chassangre (Psychologue – psychothérapeute – Docteur en psychopathologies)
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Résumé
Découvrez le quatrième épisode de notre série d’articles consacrée au changement. (Episode 4 sur 6)
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Ancrer sa décision de la bonne façon
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Épisode 4 : Ancrer sa décision… de la bonne façon.

Objectifs :

  • Se fixer un objectif atteignable
  • Se préparer à un changement serein

Vous avez décidé de changer ? Félicitations, vous êtes à l’étape 3. 

À ce stade, définissez clairement votre objectif (plus l’objectif est précis, plus nous savons quand nous l’avons atteint).

Mon objectif :

Définir ses objectifs nous permet d’avoir une vision plus claire de ce vers quoi nous tendons, ainsi que des stratégies à mettre en place, tout en envisageant cela à un niveau accessible et acceptable.

Quel est votre objectif, précis, spécifique, que vous identifiez clairement à atteindre ?

Posez-vous ensuite les questions suivantes :

  • entre 0 (pas du tout) et 10 (tout à fait), à quel point ai-je envie d’atteindre cet objectif ? Si le chiffre est faible, repassez à l’épisode 3.
  • entre 0 (pas du tout) et 10 (tout à fait), à quel point me sens-je capable de l’atteindre ? Si le chiffre est faible, réévaluez votre objectif.

Gardez en tête que diminuer son objectif n’est en rien une preuve d’incapacité. Compte tenu des exigences élevées que nous avons parfois et des objectifs que nous nous fixons hors contexte, le fait d’envisager des buts plus “modestes” permet en fait tout simplement de se fixer des buts correspondant à la norme de la population. Dans ce cas, est-ce modeste ou juste adéquat ?

Entre 0 (pas du tout) et 10 (tout à fait), à quel point cet objectif me semble-t-il difficile ? Si le chiffre est faible, identifiez des étapes alternatives et plus accessibles.

Il n’y a rien de tel pour se prouver que l’on est  incapable que de se fixer des objectifs inatteignables. Cela alimente d’ailleurs la difficulté perçue de la tâche ainsi que l’anxiété inhérente à sa réalisation (ou à son résultat).

Fixez-vous un but modeste pour vous confronter à vos craintes et hiérarchisez en deux ou trois étapes pour l’atteindre à un rythme raisonnable.

Mon contrat moral :

Chacun a ses hauts et ses bas, cela est aussi vrai pour vous (même si vous n’aimez pas trop cette idée). De la même manière qu’on ne réalise pas autant d’activités en étant dynamique qu’en ayant la grippe, autorisez-vous à prendre en compte votre état émotionnel, physique ou psychologique ainsi que les ressources extérieures à votre disposition. Soyez sélectif.ve dans les grands projets que vous allez mener de front, engagez-vous entièrement (si ce n’est pas possible, apprenez à refuser ou à poser certaines limites) et donnez-vous la permission d’avoir occasionnellement des jours de récompense.

À partir d’aujourd’hui, partez du principe que la vie vous testera tous les jours dans votre initiative de changement. Mais engagez-vous à atteindre votre objectif, afin de percevoir sur les courts et longs termes, tous les avantages que vous avez énumérés à l’épisode 3.

Ce que vous pouvez retenir :

Il est difficile de se mobiliser lorsque l’objectif n’est pas précis. Il est important de formaliser de manière spécifique l’objectif à atteindre afin, d’une part, d’en mesurer son caractère accessible et, d’autre part, d’observer lorsque vous l’avez atteint. Par exemple, reconnaissez qu’il existe une différence de taille entre “mieux manger“ (but plutôt vague) et “intégrer un fruit à chaque repas“ (but bien plus concret).

Il n’y a rien de tel pour se prouver que l’on est incapable de se fixer des objectifs inatteignables. Basez-vous sur votre expérience passée ou sur les réalisations de votre entourage afin de vous constituer des points de repère.

Engagez vous ! Pour vous, vos besoins et vos valeurs.


Kevin Chassangre – Psychologue – psychothérapeute – Docteur en psychopathologies
le vendredi 12 févr. 2021